Le Messie de Handel
Le chef-d’œuvre pour le temps des fêtes

13 décembre 14 h, sur Québec Baroque
Concert en webdiffusion, disponible jusqu’au 26 décembre, 23 h 59

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LE MESSIE de HANDEL
un chef-d’œuvre pour le temps des fêtes

Haendel, dans la générosité mélodique et la plénitude harmonique qu’on lui connaît, allie dans son MESSIE la contemplation du mystère divin, la compassion, l’espérance et le militantisme triomphant le plus direct.

L’Harmonie des saisons présentera la première partie du Messie, celle qui raconte les événements entourant la naissance de Jésus, et terminera ce concert par l’Alleluia, ce chœur d’un élan irrésistible, rapidement devenu symbole universel de joie et de reconnaissance.


Le MESSIE, un Oratorio de George Frideric Handel (1685-1759)

Première partie

Composé à l’origine pour le temps pascal, Le Messie, ce grand oratorio relatant la prophétie de l’avènement du Christ parmi les hommes, est aujourd’hui associé à la fête de Noël. Haendel le composa en vingt-quatre jours à la fin de l’année 1741, au sortir d’une grave crise physique et morale, et l’œuvre fut créée en avril de l’année suivante à Dublin, Haendel s’y étant retiré pour s’éloigner un temps des controverses dont, à Londres, il était l’objet.

À cette époque, le succès de l’opéra italien, auquel il avait consacré la presque totalité de sa carrière, commence à décliner. C’est au cours des années 1730 qu’il aborde sérieusement, sans trop savoir dans quelle voie il s’engage, l’écriture d’oratorios en langue anglaise.Ce genre, auquel il donnera une ampleur sans précédent, lui permet, par le recours à des sujets bibliques, de parler de la nature humaine. Plus encore, il exploitera au mieux ses capacités créatrices en brisant la succession des airs et des récitatifs par l’emploi de toutes les formes possibles d’écriture chorale, avec une maîtrise sans égale alliant puissance et souplesse – jusque là, Haendel ne recourait aux masses choralesque dans la composition de vastes musiques de circonstance, car il n’y avait pas de chœur à l’époque dans les opéras italiens. 

Contrairement aux autres oratorios de Haendel, Le Messie se présente sans action dramatique et sans personnages. Comme livret, Charles Jennens lui avait proposé une compilation de citations tirées de diverses parties des Ancien et Nouveau Testaments, agencées de manière à raconter la rédemption de l’humanité par le Messie. Sa trame élabore une méditation en trois volets sur le salut promis aux croyants.

Cette absence de drame ne rend pas l’œuvre introvertie pour autant; frémissante, immédiate, hautement visuelle, tous ses détails d’écriture visent l’efficacité et l’adhésion affective. La première partie relate les promesses de l’Avent et de la Nativité : l’humanité sort des ténèbres, l’ange annonce la naissance de l’Enfant Dieu aux bergers, les invitant à se rendre à la crèche. Ils sont représentés par une pifa, sorte de sicilienne avec bourdon dont le thème est emprunté aux bergers de Calabre — piva est le nom italien de la cornemuse. La partie médiane, qui se termine par le célèbre Alleluia, décrit la résistance des ténèbres au message divin et la victoire du Christ ressuscité, et la troisième, la plus courte, sert d’épilogue : la mort est vaincue par la Résurrection et la promesse de la richesse des cieux.

Haendel ne nous offre pas une œuvre mystique; dans la générosité mélodique et la plénitude harmonique qu’on lui connaît, il allie la contemplation du mystère divin, la compassion, l’espérance et le militantisme triomphant le plus direct. Ses élans et ses émotions sont au service de ses convictions, lui qui déclarait volontiers : « Je serais bien fâché si je ne faisais que plaisir à l’humanité, je prétends la rendre meilleure! »

Nous vous présentons aujourd’hui la première partie du Messie, celle qui raconte les événements entourant la naissance de Jésus, et nous terminerons par l’Alleluia, ce chœur d’un élan irrésistible, rapidement devenu symbole universel de joie et de reconnaissance.

© François Filiatrault, 2020

  1. Sinfonia
  2. Récitatif, ténor Comfort ye, my people
  3. Air, ténor Every valley shall be exalted
  4. Choeur, And the glory of the Lord
  5. Récitatif, basse Thus saith the Lord
  6. Air, alto But who may abide
  7. Choeur, And he shall purify
  8. Récitatif, alto Behold, a virgin shall conceive
  9. Air, alto & choeur O thou that tellest good tidings
  10. Récitatif, basse For behold, darkness shall cover the earth
  11. Air, basse The people that walked in darkness
  12. Choeur, For unto us a child is born
  13. Pifa (Pastoral Symphony)
  14. 14a. Récitatif, soprano There were shepherds abiding in the field
  15. 14b. Air, soprano But lo, the angel of the Lord
  16. Récitatif, soprano And the angel of the Lord said unto them
  17. Récitatif, soprano And suddenly there was with the angel
  18. Choeur, Glory to God
  19. Air, soprano Rejoice, greatly
  20. Récitatif, alto Then shall the eyes of the blind
  21. Air, alto & soprano He shall feed His flock
  22. Choeur, His yoke is easy and his burden is light
  23. Choeur, Halleluia

L’Harmonie des saisons

Mélisande Corriveau, direction artistique

Eric Milnes, direction musicale

 

Solistes :

Hélène Brunet, soprano

Daniel Taylor, alto

Philippe Gagné, ténor

Jonathon Adams, baryton

 

Chœur :

Bronwyn Thies-Thompson, soprano

Rebecca Dowd-Lexk, soprano

Maude Fréchette-Gagné, soprano 

Josée Lalonde, alto

Matthew Muggeridge, alto

Maude Côté-Gendron, alto

Kerry Bursey, ténor

Jean-Sébastien Allaire

Bernard Cayouette, ténor

William Kraushaar, basse

Clayton Kennedy, basse

Léo McKenna, basse

 

Orchestre :

Julia Wedman, violon solo

Noemy Gagnon-Lafrenais, violon

Marie Nadeau-Tremblay, violon

Guillaume Villeneuve, violon

Laura Andriani, violon

Jessy Dubé, violon

Hélène Plouffe, alto

Margaret Little, alto

Mélisande Corriveau, violoncelle

Felix Deak, violoncelle

Pierre Cartier, contrebasse

Matthew Jennejohn, hautbois

Karim Nasr, hautbois

François Viault, basson

Christopher Price, trompette

Amir Rabinovitz, trompette

Philip Hornsey, timbales

Eric Milnes, clavecin

– –

Production

Michel Keable, animation

Mario Proulx, entrevues

François Filiatrault, textes

Eric Milnes, enregistrement et mixage

Huei Lin, vidéographie

Pascal Piché, assistance à la vidéographie

Chantal Poulin, régie et graphisme

Eric Milnes, montage vidéo

– –

Enregistré à l’Église Bishop Stewart Memorial Church, Frelighsburg, Québec, Canada et à l’église St. George Anglican Church de Granby en septembre, octobre et novembre 2020.

Production : L’Harmonie des saisons

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